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Focus sur le label : MOTZ - Inspiration du collectif féminin de techno

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Le collectif féminin MOTZ célèbre son premier anniversaire. Grâce à leur label, webzine et évènements, MOTZ a réussi à percer le paysage techno à Berlin, Londres et Dublin. Nous avons rencontré la fondatrice Jasmine Azarian, qui revient sur le parcours du collectif.

MOTZ : les débuts

MOTZ a vu le jour en novembre 2016, en tant que magazine online dédié à la techno. Le projet a pris des années à germer, mais a véritablement éclos après la fin de mes études, l'année passée. J'ai étudié le journalisme en 2008 et voulais commencer un magazine techno, d'un point de vue d'une femme. J'ai donc contacté plusieurs personnes qui pourraient m'aider dans cette démarche.

Mariel est graphiste, Niamh connaît bien la musique underground et une excellente écrivaine, et Stefanie a fait partie de la scène techno à Berlin et Belfast durant des années. Toutes les filles viennent d'Irlande, mais habitent dans les quatre coins du globe. Deux sont à Berlin, une à Dublin, une à Londres et une au Pérou. Nous sommes une équipe de cinq personnes au total.

J'ai commencé le design du site en octobre, et celui-ci a vu le jour en novembre. Nous avons commencé avec des interviews, des chroniques, des podcasts et des news sur la techno. Nous avons donc pu envisager un label, sur ces bases saines. Notre cinquième membre, qui est désormais notre rédactrice en chef, nous a contacté sur Facebook récemment.

Jasmine Azarian Colorful Photo

La philosophie de MOTZ

Chez MOTZ, nous croyons à l'égalité hommes-femmes dans le monde de la techno. Bien que nous soyons un collectif exclusivement féminin, nous n'excluons pas les hommes. J'ai vu bien des réactions négatives de la part du sexe opposé, et cela n'est pas constructif. Oui, la scène techno a des inégalités et il y a plus d'hommes que de femmes, mais cela peut changer. Exclure les femmes n'améliorera pas la situation. Les hommes et les femmes sont différents, mais nous pouvons néanmoins travailler dans la même direction pour se soutenir les uns les autres. La musique doit lier les gens et soutenir les artistes, quels que soient leurs sexe.

Nous essayons néanmoins d'encourager les femmes à se lancer dans l'industrie techno. Cela est difficile et intimidant, mais en encourageant les femmes à se lancer et ainsi devenir des inspirations pour d'autres femmes, nous espérons que cela aura un effet boule de neige. Nous avons d'incroyables artistes, autant hommes que femmes. Il y a également de supers collectifs comme GASH à Dublin, qui organise des workshops et séminaires pour les femmes. MEAT FREE à Manchester a récemment organisé une soirée pour les personnes en situation de handicap : super initiative! C'est une minorité que l'industrie musicale a tendance à ne pas prendre en compte. Il est important pour nous de sortir des sentiers battus et se respecter mutuellement lorsque l'on sort en club et lorsque l'on travaille dans le même secteur.

Le développement de MOTZ

Nos débuts n'étaient qu'un magazine en ligne, mais nous avons créé un label il y a de cela dix mois déjà, et travaillons sur notre première soirée, le 17 novembre au Arena Club de Berlin. Ceci sera, espérons-le, le début de soirées bimensuelles entre Berlin et Londres. Nous avons désormais assez de connections, entre nos sorties, nos réseaux et notre communication avec les artistes, pour espérer être prolifique et permettre d'organiser des soirées avec ce qui se fait de mieux dans le milieu techno.

Mais pour avoir un collectif à succès, il faut avant tout connaître son public, avoir une équipe qui travaille main dans la main de manière dévouée, et qui est sur la même longueur d'onde. Heureusement pour nous, tout a fonctionné à merveille. Le magazine nous a aidé à développer des relations et amitiés, et à collaborer avec des artistes aux visions similaires aux nôtres. Les réseaux sociaux sont également très importants, afin de vous assurer une audience et de nouveaux lecteurs. C'est très important de connaître ces outils et de savoir les utiliser afin d'optimiser son projet.

La qualité plutôt que la quantité

« La qualité plutôt que la quantité », tel est notre moteur. Nous avons reçu plein de mix et démos d'artistes déjà bien établis dans le milieu, sans pour autant les accepter, car leur son ne nous correspondait pas. Nous avons également été approché par une grande plateforme de streaming en ligne qui nous a assuré faire fleurir notre business, mais ceci n'aurait pas été prolifique pour nous : ce n'est pas dans cet objectif que nous avons créé ce collectif.

Il est vital pour nous d'avoir une vision très claire de ce que l'on veut faire, et ne pas se compromettre. Nous sommes également très flexibles dans les tâches : j'étais tout d'abord rédactrice du magazine, avant de manager le label et les évènements, tandis que le reste de l'équipe se charge d'autres tâches qui permettent au collectif d'être sur une bonne voie. Quant au magazine, nous cherchons à écrire du contenu factuel et essayons de faire au mieux pour que le tout soit intéressant.

Gérer les imprévus

Il vous faudra bien évidemment gérer de nombreux rejets, critiques et imprévus. En tant que magazine, nous avons essuyé beaucoup de critiques quant aux interviews et articles. Il faut avoir le cuir épais et prendre chaque remarque de manière constructive. On le sait déjà, il est impossible de plaire à tout le monde, et surtout à l'heure de l'internet, où les gens sont des maîtres de la critique et d'éminents journalistes spécialisés.

Lorsque vous prenez contact avec des artistes, il n'est pas rare qu'ils refusent une interview ou même un mix. Certaines agences de booking refusent même qu'un de leurs artistes jouent à certains concerts ou festivals, pour je-ne-sais quelle raison. Particulièrement lors d'évènements, il faut se préparer au pire et planifier bien en avance, pour éviter de gros désagréments. La promotion doit se faire des mois à l'avance, et instaurer un budget.

Même la journée de l'évènement, vous vous heurterez à de nombreux imprévus. Testez votre matériel avant de commencer les hostilités. Mais même avec autant d'organisation et de préparations de plan B, vous rencontrez des imprévus. Restez calmes afin de trouver des options de manière claire et précise. Si un artiste rate son vol, pensez directement à une alternative rapide et efficace. Il vous faudra également vous préparer à des pertes financières, souvent dues à ces imprévus et désagréments. Mais la passion est à prioriser, sinon vous ne travaillez pas dans la bonne industrie...

Conclusion

Travailler avec MOTZ, c'est apprendre de nouvelles choses tous les jours. Avec un peu d'enthousiasme, un peu de prise de risque et beaucoup de travail, ce job peut être très gratifiant. C'est génial de faire partie d'un collectif, entouré de gens talentueux. Bien-sûr, cela à ses hauts et ses bas, mais toute expérience est bonne à prendre, et je me réjouis de voir ce que l'avenir réserve à MOTZ !

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